Mardi , 12 décembre 2017
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12.000m3 de bois de rose exportés illégalement en 2014

12.000m3 de bois de rose exportés illégalement en 2014

Le trafic de bois de rose est toujours considéré comme un fléau national dans le domaine de l’environnement à Madagascar. Selon l’ONG Voahary Gasy, le pic de l’exportation illicite de bois de rose a été atteint en 2014 alors que la Grande Ile était censé entrer, sur le plan politique, dans l’ordre constitutionnel. Ce qui aurait pu, normalement, faciliter le système de contrôle. Mais c’était loin d’être le cas.

Durant la période de Transition à Madagascar, après le coup d’Etat de 2009, l’exportation illégale de bois de rose a connu une hausse vertigineuse. Avant 2009, l’exportation illicite de bois de rose a été estimée à environ 1000m3 par an contre 12.000m3 en 2014.

Au cours des derniers temps, les nouveaux dirigeants de Madagascar ont officiellement affiché une volonté ferme, du moins dans les discours, de lutter contre ce fléau. Mais sur le terrain, la situation est bien différente. Aucun gros bonnet du trafic de bois de rose n’a été appréhendé.

Au cours d’une conférence, le 16 mars 2016, au Centre culturel américain, le ministre de l’Environnement, Ralava Beboarimisa, a réitéré la volonté de l’Etat malgache à lutter contre le trafic. Il a toutefois reconnu que les autorités ne parviennent pas à réussir en la matière sans la synergie de toutes les parties concernées, à savoir la société civile, les collectivités décentralisées et la Communauté Internationale.

L’adoption récente d’une loi contre le trafic de bois de rose n’y a rien changé a priori. Le trafic continue bel et bien. Notons que durant la période de Transition, le trafic avait, à un certain temps, permis d’alimenter les caisses de l’Etat quelque peu vidées en raison du retrait des bailleurs de fonds traditionnels en matière d’aides budgétaires, à la suite du coup d’Etat. Beaucoup se demandent actuellement si la situation n’est pas restée la même étant donné que le trafic a connu une progression inquiétante malgré les discours officiels.