Lundi , 18 décembre 2017
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Bois de rose : Jean Omer Beriziky relance la polémique

Bois de rose : Jean Omer Beriziky relance la polémique

Quand il était Premier ministre, sur le départ, Jean Omer Beriziky avait publié un rapport accablant sur le trafic de bois de rose à Madagascar. Des noms de présumés trafiquants notoires ont figuré dans le rapport, mais aucun d’entre eux n’a été appréhendés. Au contraire, certains d’entre eux continuent actuellement à arpenter les couloirs du palais présidentiel.

Avant de quitter son poste, en début 2014, à l’issue des élections « de sortie de crise » dans le pays, Jean Omer Beriziky n’a pas caché son amertume. Jusqu’à présent, tout le monde sait que le trafic de bois de rose continue malgré les récriminations des partenaires internationaux de la Grande Ile et malgré le combat mené par les organismes de protection de l’environnement.

L’ancien Premier ministre a ainsi de nouveau fait entendre sa voix. « Même les exportations de bois de rose autorisées par l’Etat au cours des derniers temps sont illégales », a spécifié Jean Omer Beriziky. Il faut noter, en effet, qu’un quota d’exportation est quelquefois fixé par les autorités malgaches afin d’écouler les stocks de bois de rose saisis. Mais le recensement des stocks est souvent à l’origine de diverses manigances. La coupe illicite se poursuit en même temps, jusqu’au niveau des réserves naturelles. Au bout d’un certain temps, on lance une opération de saisie pour faciliter l’écoulement des bois de rose déjà coupés. Le rituel est le même depuis des années.

L’ONG œuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement, Voahary Gasy, a déjà fait savoir que depuis la crise politique de 2009 des milliers de containers de bois de rose ont été illégalement exportés rien que dans la partie Nord-est du pays. Depuis quelques temps, les autres régions, comme l’Ouest et le Sud-est sont également concernées par le trafic de bois de rose.