mardi , 4 août 2020
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La production et l’exportation de produits miniers portent la croissance du secteur industriel et de l’économie du pays en général. Ce développement spectaculaire ne devrait pas occulter les efforts pour booster d’autres branches à fort potentiel notamment en création d’emplois et de valeur ajoutée. Les industriels jouent un rôle important dans le tissu économique du pays.

Le poids de l’industrie dans l’économie de Madagascar

Selon le ministère de l’Economie qui a dressé un bilan de la conjoncture nationale de 2013, « au niveau du secteur secondaire, une dégradation des activités a été recensée respectivement au sein des industries chimiques et pharmaceutiques, et matériaux de construction. Par contre, les activités des industries extractives, de boissons, du bois et textiles ont connu une progression ». Le ministère de l’Industrie admet que « Madagascar enregistre actuellement un faible niveau d’industrialisation » et que « le secteur industriel contribue faiblement au PIB comparé aux secteurs primaires et tertiaires ». Selon les données de la Banque mondiale, le PIB de Madagascar a été de 9,9 milliards de dollars en 2012. La part du secteur secondaire a été estimée à 15% contre 28% pour l’agriculture et 57% pour les services. « En 2012, le montant de la valeur ajoutée créée par les membres du Syndicat des Industries de Madagascar a été de 812 Milliards d’Ariary, ce qui représente 4% du PIB et 25% de la valeur ajoutée créée par l’ensemble du secteur secondaire ». Une telle contribution rend légitime le statut de ce syndicat comme un acteur de la relance de l’industrie.

S’il y une constance sur le plan économique depuis le début de la fin de la crise politique dans le pays, c’est une croissance qui résulte essentiellement de la bonne performance des activités du secteur secondaire. En 2013, le taux de croissance est estimé à 2,4%, contre une prévision de 2,8% dans la Loi de Finances 2013 et une réalisation de 2,5% en 2012. Les entreprises membres du SIM ont contribué à hauteur de 25% aux recettes fiscales. « Le montant des Impôts, Taxes, Droits et Redevances versés par les membres du SIM en 2012, représente 25% des recettes fiscales », souligne le rapport sur le poids économique du SIM. Ces contributions sont constituées principalement par les recettes non fiscales (48%), dont redevance minière et Droit d’Accise, et la TVA (40%). L’impôt sur le revenu et le droit de douane affiche la même proportion soit 6% de l’ITDR totale.

« Le secteur secondaire maintient une position phare avec une hausse de 7,9% de la production (contre 5,1% en 2012), peut-on lire dans la loi de finances 2014, revenant sur les résultats économiques de 2013. Cette croissance est stimulée par le dynamisme croissant de l’industrie extractive et de l’agro-industrie. Les efforts de transformation locale, d’exportation de Nickel et de Cobalt, ainsi que la relance des activités sucrières expliquent en grande partie cette amélioration de performance ». Les perspectives d’un secteur secondaire qualifié de « principal moteur de la croissance pour l’année 2014 » étaient plus que brillantes. « Un accroissement de 10,5% sera attendu sous la forte impulsion des industries extractives (74,6%). Il ne faut cependant pas négliger l’expansion des branches en liaison avec l’agriculture (Agro-industrie 4,8%, Tabac 3,0%,…), ainsi que celles liées à la construction et aux Bâtiments et Travaux Publics (Industrie Métallique 3,0%, Matériaux de construction 3,3%…) ».