Samedi , 16 décembre 2017
enfrit
La presse évoque la commémoration de la lutte d'indépendance du 29 mars 1947, et constate que les victimes de l'affaire du 7 février, une affaire éminemment politique, sont beaucoup mieux traités.

29 mars contre 7 février

Le journal La Nation a écrit à ce sujet: « Ironie de l’histoire, ces anciens combattants de la lutte nationalistes ont mis du temps pour bénéficier de la juste reconnaissance des autorités étatiques successives depuis l’indépendance. Gratifiés d’une maigre pension de l’ordre de 16.611Fmg par an à partir de 1981, ils percevront 480.000 Fmg par an en 2007. A l’heure actuelle au nombre de 2.185 ces véritables héros de la nation touchent désormais 577.000 Fmg par trimestre. Le plus vieux d’entre eux est âgé de 101berges et habitent dans les District d’Ambohidratrimo. Le comble c’est qu’on ne se souvient d’eux que seulement la journée du souvenir du 27 mars 1947 chaque année, pour les exhiber. Il est vrai qu’ils ont droit aux honneurs militaires devant le Mausolée et à Ambohijatovo, mais un plus sous forme d’avantages matériels (habillements pour vieillards aux approches des nuits froides d’Avril au moins de juillet) et pourquoi pas un toit digne de leur rang n’auraient pas été superflus… Or, sans sous-estimer l’esprit qui avait aminé les victimes du 7 février 2009, il se trouve que ces derniers sont mieux considérés et mieux lotis que leurs aînés de l’an 1947. Sacrifiés au nom d’un évènement très controversé qui a permis aux dirigeants de la Transition de prendre le pouvoir, ces personnes qui portent dans leur chair, la douleur et la souffrance des séquelles des blessures de ce Samedi Noir gagnent 1 million de Fmg par individu et par mois. La comparaison est tout juste avancée pour bien faire comprendre qu’il y a 2 poids et 2 mesures basés sur la partialité intéressé et spectaculaire d’un régime transitoire rempli de « m’as-tu-vu ? » plutôt porté sur le paraître »