vendredi , 25 septembre 2020
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A la suite de l’emprisonnement du journaliste de la radio Fahazavana et du directeur de la même station, une nouvelle cellule de crise été créée par des journalistes.

Emprisonnement de professionnels des médias: Des journalistes montent au créneau

Le monde de la presse est de nouveau en effervescence. La situation se complique depuis l’emprisonnement du journaliste de la radio Fahazavana, Lolo Ratsimba, et du directeur de la même station, Didier Ravoahangiarison, consécutivement à une affaire de mutinerie au camp du Régiment d’Appui et de Soutien (RAS) en fin décembre.

Des journalistes ont de nouveau mis en place une cellule de crise. Des professionnels ont déjà rencontré la ministre de la Justice pour réclamer la libération immédiate et sans condition de leurs confrères.

Pour les autorités judiciaires, l’incarcération des deux journalistes de Fahazavana n’est pas liée à un délit de presse. Lolo Ratsimba est en effet inculpé pour “complicité” dans l’affaire de mutinerie. Il lui a été reproché en effet de ne pas avoir informé les autorités alors qu’il était le premier à être présent sur les lieux à quatre heures du matin.

L’argument de la Justice est en tous cas réfuté catégoriquement par les journalistes qui voient dans cette arrestation une entrave à la liberté de la presse. “Dans ce cas un scoop peut valoir un emprisonnement” affirme un journaliste.

Depuis la prise de pouvoir par la Haute Autorité de la Transition, dirigée par Andry Rajoelina, Lolo Ratsimba et son directeur ne sont pas les premiers journalistes envoyés en prison. En avril 2009, Evariste Ramanantsoavina de la radio Mada, déjà fermée par les autorités, a passé trois semaines derrière les barreaux.