jeudi , 20 février 2020
enfrit
Le Syndicat des journalistes Malgaches a envoyé une lettre auprès de la Communauté internationale pour que celle-ci réagisse vigoureusement, face aux entraves à la liberté de la presse perpétrées par le régime de Transition à Madagascar. Lors d'une conférence de presse, les membres du bureau du syndicat ont réitéré la nécessité de la réouverture des quelque 80 stations de radio et télévision fermées par le pouvoir au cours des dernières années. Une revendication de longue date, mais ignorée par le régime.

Liberté de la presse: Le Syndicat des journalistes interpelle la Communauté internationale

Le Syndicat estime notamment qu’en ce moment de précampagne électorale, tous les citoyens ont droit à des informations équitables. « Actuellement, seuls les candidats proches du régime ont accès aux médias » a affirmé Lalatiana Rakotondrazafy, Secrétaire Générale du syndicat, et elle-même propriétaire de la radio Free FM fermée par le régime en 2012. Le président du syndicat, Rocco Rasoanaivo, lui, a réitéré que si le ministre de la Communication, Rolly Mercia, n’est pas en mesure de défendre la liberté de la presse, il serait mieux pour lui de démissionner. « Nous continuons à réclamer son départ » a rappelé le président du syndicat.