Samedi , 21 avril 2018
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Ralava Beboarimisa, le nouveau ministre de l’environnement a du pain sur la planche

Ralava Beboarimisa

De nombreux témoignages rapportent que, contrairement aux engagements des nouvelles autorités du pays, le trafic de bois de rose n’est pas maîtrisé dans le pays.

Le nouveau ministre de l’Environnement, de l’écologie, de la mer et des Forêts, Ralava Beboarimisa, a un grand défi à accomplir. Il est censé réussir là où tout le monde avait échoué. Car le jeune ministre a été auparavant Directeur Exécutif de la Fondation pour la Biodiversité de Madagascar. C’est ainsi, théoriquement, un farouche gardien du sanctuaire de la faune et de la flore malgache qui est appelé à accomplir la même mission mais à un niveau plus élevé.

Toutefois, le scepticisme est de mise chez les simples observateurs. A moins d’une volonté exceptionnelle, il lui sera compliqué de parvenir à mettre un terme au trafic de bois de rose. Car tout le monde admet que c’est la volonté politique qui n’y était pas. Et pour preuve, tout le monde se rappelle encore du rapport accablant élaboré par le Premier ministre de la Transition, Jean Omer Beriziky, peu de temps avant son départ, en 2014. Le rapport a été adressé au nouveau président de la République, Hery Rajaonarimampianina, mais aucun des présumés trafiquants, cités dans le rapport n’a été arrêté. Certains d’entre eux sont mêmes réputés très proches des hommes de pouvoir dans la Grande Ile.

Depuis le début de la crise malgache, en 2009, des ONG rapportent que des milliers de containers de bois de rose ont été illicitement exportés dans le nord de Madagascar. Le trafic ne s’est jamais arrêté alors que le nouveau président a promis d’y mettre fin. Au contraire. C’est donc une mission plus que difficile qui attend le jeune ministre de l’Environnement. Sans parler des autres formes de menace sur la faune et la flore de la Grande Ile.