lundi , 28 septembre 2020
enfrit
La poursuite judiciaire à l'endroit de quatre journalistes Malgaches est à l'origine d'une table ronde au Centre de presse la matinée du 16 novembre. Trois des journalistes concernés étaient présents à la rencontre, à savoir Zo Rakotoseheno de Midi Madagasikara, Rocco Rasoanaivo de La Nation et Herivonjy Rajaonah de Gazetiko. Tous les trois voient une forme d'intimidation dans la plainte déposée au tribunal.

Table ronde sur la liberté de la presse

Des représentants diplomatiques français, sud-africains et américains ont assisté à la rencontre. Laquelle fut une occasion pour les trentaines de personnes qui y ont asssisté de débattre sur la question. « Un journal est un moyen de chercher la vérité » a affirmé Zo Rakotoseheno. Ce dernier estime qu’au lieu de porter plainte tout de suite, la personne citée lors de la conférence de presse aurait pu recourir au démenti et au droit de réponse, étant donné que les journaux sont tenus de respecter ce principe. 

Lily Razafimbelo, issue de la société civile, a évoqué à son tour que la situation relève d’un problème systémique. « On a tendance à tout accepter » affirme-t-elle. Pour sa part, le président du syndicat Rocco Rasoanaivo, qui est à la fois le Directeur de publication de La Nation, craint que certains journalistes soient plus particulièrement ciblés. Car considérés comme étant des « opposants ».