Jeudi , 14 décembre 2017
enfrit
La crise politique a fait beaucoup de victimes. Fréderic est un jeun entrepreneur dans le domaine de l’informatique et du traitement des données. Avant 2009, il avait dix employés mais depuis le coup d’Etat, il devait envisager d’autres moyens pour vivre.

« Avant la crise, j’avais dix ordinateurs et dix employés »

« Avant la crise, j’avais dix ordinateurs et dix employés, maintenant je suis seul et je devais même trouver du travail pour devenir salarié depuis fin 2009 » déplore Frédéric qui était contraint au fil des années à vendre un à un ses ordinateurs pour subvenir aux besoins de sa femme et de ses cinq enfants.

« Depuis le coup d’Etat, et la suspension des financements des projets de développements, mon secteur a été touché par le marasme, car la plupart de mes clients avaient une étroite relation avec ces projets qui avaient bénéficié de financement extérieur » continue-t-il, avant d’ajouter : « mon seul souhait est que le pays retrouve la stabilité et que le financement des activités économiques reprennent progressivement ».

Frédéric est maintenant salarié. Pourtant, il affirme: « travailler pour des gens ne faisait plus partie de mes désirs, mais j’étais obligé ». Il n’a toutefois pas abandonné sa petite entreprise qui continue à fonctionner tant bien que mal, sans plus aucun salarié, en attendant des lendemains qui chantent. Et en attendant la fin de la crise.