Samedi , 16 décembre 2017
enfrit

Fabrice, mécanicien de rue depuis des années

Les automobilistes ne s’y attendent souvent pas, en cas de problèmes mécaniques subis dans les rues du centre de la capitale. Notamment du côté du lac Anosy où la chaussée permet souvent un diagnostic assez rapide du véhicule à proximité du trottoir.

Des mécaniciens ambulants sont visibles dans les parages. Parmi eux, Fabrice, mécanicien depuis une vingtaine d’années et qui a appris le métier sur le tas. « Je ne suis pas systématiquement en déplacement, mais quand la main d’œuvre manque dans les garages où je propose mes services, je préfère circuler en ville. Cela me permet un revenu supplémentaire, tout en rendant service aux gens », explique Fabrice, 46 ans.

C’est une activité informelle. Mais elle facilite souvent le dépannage rapide. Une voiture tombe en panne dans une file le long du lac Anosy. Un agent de circulation aide le conducteur à dégager la voie. Pendant que celui-ci passe un coup de file au bord de la rue, Fabrice s’approche et lui propose son service. Le conducteur accepte. C’est un fait assez courant, compte tenu de l’état du parc automobile à Tanà.

« Il y a des gens qui nous font confiance, et d’autres qui nous évitent comme la peste », raconte Fabrice. A Madagascar, certains mécaniciens ont effectivement mauvaise réputation en raison de leur filouterie et de leur arnaque vis-à-vis de propriétaires de véhicules qui ne connaissent pratiquement rien à la mécanique auto.

L’autre défi auquel il faut faire face pour un mécanicien ambulant comme Fabrice, c’est la « concurrence ». D’autres mécaniciens ambulants n’hésitent souvent pas à chasser indirectement ceux qui sont déjà à l’œuvre en rectifiant des erreurs, en présence de l’automobiliste. Une attitude qui caractérise toute activité exercée dans la rue. C’est l’une des raisons qui ont poussé certains mécaniciens comme Fabrice à chercher les moyens de se caser ailleurs, autant que possible.