mercredi , 10 août 2022
enfrit
L'expo, autrefois consacré exclusivement à la peinture, s'est ouverte à d'autres facettes de l'art.

HOSOTRA, 5e DU NOM

Douze années après son lancement, l’exposition vente
« hosotra » en est à sa cinquième édition. L’esplanade
d’Analakely a été ainsi transformée pour l’occasion : si
autrefois, les tableaux étaient juste montés sur des chevalets
en bambou ou en bois, cette fois-ci en guise de décors, une
clôture toute simple en raphia ainsi qu’un stand ont été
montés pour mettre en évidence la présence de l’exposition
dont l’entrée est bien sûr demeurée gratuite.

Hosotra 2002 a été organisée par une association d’artistes
peintres et plasticiens, Rohy, en collaboration avec le service
des affaires culturelles de la Commune urbaine d’Antananarivo.
Environ 70 artistes dont certains viennent de province, ont
répondu à leur appel. Parmi eux des fidèles au rendez-vous
Hosotra, tels Nekena ou Gabriel, qui ont tous deux aiguisé leurs
pinceaux et crayons au Cercle Germano-Malagasy. Mais il faudra
également noter la présence de plusieurs artistes qui, au vu de
ce qu’ils présentent au public, en sont à leur coup d’essai,
des nouveaux talents à promouvoir, selon les organisateurs.

Mais Hosotra 2002 innove, ne se limitant plus à la peinture et
ses variantes : caricatures, portraits, paysages, aquarelles,
fusains, gouaches ou autres crayonnés. En effet, d’autres formes
d’art ont pu être apprécié par les amateurs d’art. Tout
d’abord, la poésie, qui accompagne la plupart des tableaux sur
un petit feuillet collé dans un coin du cadre. Ensuite, la
sculpture : un des exposants, un spécialiste des matériaux de
récupération, est dénommé Nono Manisa, dont les oeuvres
s’érigent au milieu de l’aire d’exposition. L’art
« nouveau » est enfin présent, ces tableaux concoctés
avec des matériaux divers, allant du jute aux lentilles, en
passant par le sable, les clous, les tissus ou même les miroirs.

Le public n’a pas boudé l’exposition, sûrement grâce à ces
nouveautés mais également grâce au contact direct avec les
artistes qui ont profité de l’occasion pour diffuser leurs
cartes de visite, à l’instar du portraitiste Eddy. Prévue pour
durer une quinzaine de jours, les organisateurs ont prolongé
l’expo d’une semaine, ils ont été visiblement satisfaits par
l’intérêt manifesté par plusieurs centaines de visiteurs
journaliers.