mercredi , 10 août 2022
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Poopy remontera sur scène le 4 août prochain au Palais des Sports. Bref retour sur le parcours de cette diva qui fêtera ses 20 ans de scène l'année prochaine.

Le parcours d’une poupée du show-biz

Poopy, de son vrai nom Josée Helihanta RAMAHAVALISOA, est issue d’une famille passionnée de musique, son père étant musicien. C’est avec sa tante Voahirana, une autre vedette de la variété malgache, en tant que choriste qu’elle a commencé à aiguiser sa voix.

L’année de ses 17 ans marque son adjonction comme membre
permanent du groupe Njila. La voix de la chanteuse, suave et douce, a certainement beaucoup contribué au succès du combo, qui enchaîne tube par tube. Le public, comme fasciné, tombe sous le charme et s’arrache les enregistrements. « Ilay rivotra », »Raha Nofy » entre autres tubes, sont sifflotées par toutes les lèvres durant ces années 80, années de découverte et de consécration de Njila. Mais après 7 années de gloire, de 1983 à 1990, le groupe périclite avec le départ de son leader pour la France. Les fans sont sous le choc, et les ponts se sont rompus, lentement mais sûrement, entre la chanteuse et son ex-groupe. Poopy restera donc au pays, et décide de continuer sa carrière en solo.

Le succès ne se fait pourtant pas attendre, le public
mélancolique a du mal à se passer de la voix de la star, qui atteint sa maturité. 1991, elle sort grâce à l’auteur-compositeur Solofo Ranarivelo son premier album, « Andao Handihy », précédé par son premier tube  » Gina Gina ». Poopy entre dès lors dans la cour des grands.

Un musicien, Naivo, sera la pierre angulaire de la vie de Poopy (aussi bien professionnelle que familiale, puisqu’ils se sont mariés en 1998). Il est l’une des têtes pensantes du second album « Fandresena » sorti en 1993 : toutes les musiques porteront sa griffe, couplées aux paroles signées Poopy. Deux ans après, elle met sur le marché, cette fois-ci national et international, « Malagasy Rainbow », album enregistré en Afrique du Sud sous le label BMG Africa, qui marque l’entrée définitive de l’idole dans le domaine du professionnalisme.

Elle marque une petite pause en tant que chanteuse en 1997, année de la venue au monde de son fils, Tahina Ismaël. Les années suivantes furent particulièrement fastes, au grand bonheur de ses fans : trois albums sortent coup sur coup en l’espace de quatre ans, soit environ une trentaine de morceaux … et encore et toujours des tubes, ses incursions dans le domaine de la Dance ont été accueillis favorablement.

Le succès de Poopy est aussi à créditer au compte de ses
multiples enregistrements en duo avec d’autres artistes non moins célèbres : avec le groupe Johary en 1992 (« Fitia Voarara ») ; puis avec le phénomène Ricky en 1996 (« Iray ampiana iray mira iray ») ; en 2000 avec Eric Tahina, ce garçonnet à la voix de castrat dans une
chanson (« Tena Namana ») où leurs voix se mêlent et se
confondent admirablement en ne faisant plus qu’une, jusqu’à embroullier l’ouïe des plus fins mélomanes ; et enfin avec le grand Eric Manana (« Tsy afa-bela »).

Mais la star du show-biz malgache, notons-le, ne s’est pas contentée de dormir sur les lauriers de sa gloire. Depuis l’année dernière et après la naissance de sa fille (en 2000) en effet, Poopy s’est associé d’une manière active dans la campagne menée par l’UNICEF en faveur de l’allaitement maternel, avec des spots télévisés de sensibilisation (où elle apparaît avec son enfant) accompagnés par une de ses compositions sur le même thème.

Côté spectacle enfin, Poopy est une habituée des scènes,
depuis le temps où elle était choriste de Voahangy, en
passant par ses multiples concerts avec Njila. Ses prestations à Antsahamanitra ou au Palais des Sports et de la Culture ont toujours un franc succès, que ce soit simplement en tant qu’invitée (à l’instar des diverses éditions de Tana In Love, ou de sa participation au show du DJ français Cut Killer au Palais en 2000), ou quand c’est elle qui constitue la tête d’affiche d’un concert.

Cette année, elle se produira au Palais le 4 août
prochain, où ses toutes dernières compositions, parmi lesquelles « Tahak’izay » (une de ses nouvelles chansons qui passe déjà en boucle sur les chaînes nationales), pourront être appréciées par son public.